Découvrez l'histoire des grottes préhistoriques de Montmaurin

Un voyage dans le temps

Le village de Montmaurin, à 75 km au sud-ouest de Toulouse, est perché sur un promontoire de calcaire danien d’altitude modeste (400m) que découpent deux cours d’eau qui confluent au nord-est
du massif, la Save à l’est, affluent de la Garonne, et la Seygouade à l’ouest.


Dès le début du XXe siècle, ce territoire fut exploré par les préhistoriens tels Emile Cartailhac (1845-1921) et le Comte René de Saint-Périer (1877-1950) qui en révélèrent le grand potentiel préhistorique.


Ainsi furent découvertes les grottes de Lespugue, aux bords de la Save et la grotte Boule (dite anciennement de Montmaurin), sur la rive droite de la Seygouade.
Juste après la seconde guerre mondiale, l’exploitation de carrières, développée sur le flanc nord-ouest du massif de Montmaurin mit au jour plusieurs grottes et révéla leur remplissage, ce qui provoqua, le 21 septembre 1945, la visite « officielle » de l’abbé Henri Breuil (1877-1961) et du Comte Henri Bégouën (1863-1956).


Cela donna lieu très vite à des fouilles sous la direction de Louis Méroc (1904-
1970),
directeur des Antiquités préhistoriques de la Xe région.


Si ce sont les grottes Boule, de Coupe-Gorge et La Terrasse dans lesquelles les fouilles ont été les plus minutieuses, c’est la localité de La Niche qui fut la plus connue du fait de la découverte par Raoul
Cammas (1905-1987).

  • Le 18 juin 1949, découverte d’une mandibule humaine d’aspect archaïque, proche de celle de Mauer en Allemagne, holotype de l’espèce Homo heidelbergensis (Schoetensack 1908).

Les fouilles de Louis Méroc, commencées en 1946, s’arrêtèrent, après 27 campagnes, en 1961 tandis que le travail de Raoul Cammas à La Niche se poursuivit sporadiquement avec l’aide d’André Tavoso jusqu’à leur décès, respectivement en 1987 et 1988.

 

La grotte de Coupe-Gorge

La grotte de Coupe-Gorge est la plus vaste des cavités du massif de Montmaurin.

Elle a été la première révélée par l’exploitation de la carrière (Méroc 1947) et la première à bénéficier d’une nouvelle
méthode de fouilles, particulièrement minutieuse, mise au point par Méroc. C’est aussi une des deux
localités, avec La Niche, où des restes humains ont été découverts.

 
Mandibule de Montmaurin copyright MNHN J

Découverte de la mandibule de Montmaurin en 1949

par Raoul Cammas

 

Le contexte géologique

Les Petites Pyrénées, dans la région sous-pyrénéenne, présentent de nombreuses cavités creusées par les cours d’eau, issus de la haute montagne, auxquels elles barrent la route. Il s’agit, d’est en ouest, des grottes du Portel, du Mas d’Azil, des cavernes du Volp, de Montardit, Marsoulas, Aurignac pour les principales et, isolées au nord-ouest de cet axe, les grottes de Lespugue et de Montmaurin.


Ces dernières s’ouvrent dans un massif calcaire, d’origine marine, qui témoigne de la prolongation et de la saillie des Petites Pyrénées sous la couverture de molasses mio-pliocènes du bassin aquitain.


La falaise où s’ouvrent les grottes préhistoriques de Montmaurin domine la Seygouade sur sa rive droite et forme la partie nord-ouest du Roc de la Maï Caoudéré, lieu-dit Coume de Robert.

  • Ces cavités sont distribuées en trois niveaux correspondant aux stades d’enfoncement de la rivière, en relation avec l’étagement des terrasses de la Garonne, elles-mêmes corrélées avec les glaciations du Quaternaire.

  • A chaque étage, elles se développent horizontalement et sont reliées entre elles par des puits verticaux.

  • Le niveau supérieur du karst de Montmaurin (3e niveau), à une altitude relative de 40m, a livré les grottes dites Boule (anciennement de Montmaurin) et La Terrasse. Il semble apparenté aux moyennes terrasses («mindéliennes ») de la Garonne plutôt qu’aux plus hautes situées en général à 180m au-dessus du cours d’eau.

  • Les grottes dites de Coupe-Gorge et de La Niche occupent le niveau moyen, à 25-30m de haut.

  • Enfin, à 4m au-dessus de la rivière, se trouvent les quatre grottes du Putois.

    Menacées de destruction, elles ont été fouillées rapidement en 1953 livrant dans les cavités 2 et 4 un niveau sans doute moustérien et un Magdalénien bien caractérisé.

Les 3 niveaux de grotte vue aerienne.JPG

Les 3 niveaux de la grotte en prise de vue aérienne

 
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L'équipe de scientifiques en Juin 2019, à Montmaurin.

L'équipe de scientifiques en Septembre 2019, à Montmaurin.

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Ana Isabel Ortega dans Boule.JPG

Ana-Isabel de l'équipe scientifique des sites d'Atapuerca, en Espagne.

 

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Montmaurin 31350

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